L’Essonne Mali Festival revient à la rencontre du public pour sa 5ème édition

L’événement culturel va à nouveau mettre l’Afrique contemporaine en lumière, entre traditions et ouverture. Fatoumata Diawara, marraine de l’édition 2021, interviendra cette année pour clôturer le festival en musique grâce à un concert. Le festival des arts et cultures maliens, est issu d’une longue amitié entre l’Essonne et le Mali.

Le lien entre notre département et le Mali est fort : le Conseil départemental a renouvelé en 2019 son partenariat avec les Cercles de Diéma, Douentza et Nioro-du-Sahel au Mali. Celui-ci prend forme avec un réseau de collectivités et d’associations essonniennes et maliennes (le réseau Essonne-Mali, RésEM). Il permet de conduire des actions d’aide au développement au Mali. Sans oublier les temps d’animation et de sensibilisation en Essonne, qui doivent favoriser les rencontres interculturelles.

Retrouvez le programme de l’EM Fest 2022.

Vendredi 28 janvier :

Rencontre autour de la littérature sub-saharienne, à l’Auditorium de la médiathèque de l’Agora d’Évry, de 18h à 20. Cette soirée, dédiée à la littérature de l’Afrique sub-saharienne, sera animée par le journaliste Bernard Magnier, également directeur de la collection « Afriques » aux Éditions Actes Sud. Le réseau des médiathèques de Grand Paris Sud a d’ailleurs enrichi ses collections. Cette rencontre se veut une découverte des parcours, des livres et une invitation à la lecture.

La compagnie BaroDa/Culture en Partage revient en France pour présenter Kalach Story. Cette pièce de théâtre se déroulera à 20h30 au théâtre de l’Arlequin à Morsang-sur-Orge. Cette œuvre théâtrale poétique, créée à Bamako, puise dans le patrimoine malien des arts de la représentation (masques, marionnettes, danse). Une kalachnikov personnifiée raconte son « aventure africaine » à travers un dialogue avec le boy, son serviteur. Les spectateurs vont assister aux tentatives de manipulation de ceux qui se laissent happer par la violence. Un spectacle porté par la vivacité du jeu avec des costumes remarquables.

Samedi 29 janvier :

Sylvie Mombo ouvrira grand son répertoire à la médiathèque départementale Lazare Carnot de la Ferté-Alais. Au programme, des contes traditionnels venus des quatre coins du globe, histoires de son cru, fables et poésies… L’artiste racontera la vie toute en contes et en musique, accompagnée de Mohamed Champion au chant et à la guitare et de Sylvain Dupuis à la calebasse. Un moment à partager en famille.

Et à partir du 29 janvier et jusqu’au 27 mars, le Domaine départemental de Chamarande présentera une exposition de Kitso Lynn Lelliott, vue lors de l’édition 2019 de la biennale et intitulée « I was her and she was me and those we might become ». Entre vidéo, installation et écriture, cette artiste botswanaise, qui vit et travaille en Afrique du Sud, questionne le Réel et l’Histoire tels qu’ils ont été écrits par le seul Occident. Ses œuvres sont régulièrement montrées lors d’événements internationaux.

Vendredi 4 février :

Des concerts de Moriba Diabaté et Mohamed Champion vont résonner dans le théâtre mobile, situé au complexe sportif Jean Ségalard, à Cerny. Moriba Diabaté, chante depuis son plus jeune âge, initié par son père Mamady Diabaté, grand guitariste du pays mandingue. Il entame sa carrière solo en 1997 puis intègre l’orchestre du District de Bamako. En 2017, il participe à l’album Lamomali avec Matthieu Chedid et Toumani Diabaté. L’artiste Mohamed Champion, virtuose de la guitare, mélange harmonieusement la musique traditionnelle mandingue de Guinée au jazz américain teinté de funk, salsa, soul ou encore afro-beat. Il crée un style nouveau qui remporte l’adhésion du public avec la création du groupe Complète-Mandingue en 2015.

Dimanche 6 février :

À 18h, Fatoumata Diawara donnera un concert exceptionnel au Plan à Ris-Orangis. Reconnue comme l’une des plus belles voix de la musique africaine moderne, Fatoumata Diawara est aussi une artiste qui se nourrit des rencontres et des métissages de cultures. Elle est apparue aux côtés de Mulatu Astatké, Oumou Sangaré, Hindi Zahra, Herbie Hancock, Matthieu Chédid ou encore Damon Albarn. Surtout, avec ses deux albums, comme Fenfo en 2018, elle associe les sonorités d’instruments traditionnels (kora, kamele n’goni) à une approche moderne de la production, avec des chansons interprétées en bambara, proches du blues comme du funk ou de l’afro-pop.

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