Le département veut créer sa propre légumerie

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Le département veut se doter d’ici à 2023 d’un atelier de transformation de fruits et légumes, alimenté par les agriculteurs locaux, ces derniers seront servis dans les écoles, ehpad et collectivités locales.
legumerie illustration

Le département de l’Essonne travaille sur un projet depuis deux ans et qu’il espère voir aboutir en 2023, celui de transformer des fruits et légumes (lavage, épluchage…) achetés à des agriculteurs essonniens afin d’approvisionner les cantines scolaires, les Ehpad gérés par le département et les collectivités locales.

Autour du département, pour l’heure, une douzaine de collectivités locales (Grand Paris Sud, Cuisine centrale de Saint-Germain-lès-Arpajon, Angerville, Itteville, Longpont-sur-Orge, Montgeron, Cuisine centrale de Sainte-Geneviève-des-Bois, Saulx-les-Chartreux, Etampes…) sont prêtes à s’engager via un syndicat mixte et lancer la construction de cette légumerie départementale.

Selon François Durovray, le président du conseil départemental, les bénéfices de ce projet sont multiples, cela permettra de proposer « une nourriture saine et de qualité aux collégiens à base de produits frais, bio ou transformés localement ». Même si dans dans les premiers temps, tous les produits ne seront pas forcément bio, « Le bio est une démarche à long terme, les producteurs ne pourraient pas répondre à la demande. On ne l’exigera pas au début. D’autant que nous avons beaucoup de producteurs de céréales en Essonne, mais pas assez de maraîchers. Mais une soixantaine de producteurs sont prêts à s’y mettre. »

Le département assurerait une commande de fruits et légumes de 3 000 tonnes par an. « En supprimant les intermédiaires et leurs marges, nous assurerons à nos producteurs un débouché local pérenne, avec une rémunération équilibrée, espère le président du conseil départemental. Et cela pourra créer des emplois. »

« Pour nous, c’est intéressant, pour faire connaître nos produits, se diversifier, se réjouit Jean-Michel Martin, exploitant à Mérobert. Je fais de la pomme de terre mais pour faire du plan, de la semence. Avec ce projet, je pourrais en faire pour le consommateur, me diversifier et même faire d’autres légumes comme des carottes, du céleri. Ce qui est intéressant, c’est de contractualiser un volume, une qualité. Car si vous n’avez pas de débouchés, ces produits se périment vite. Les agriculteurs français sont soumis à tout un tas de normes, mais si c’est pour importer de l’extérieur pour avoir des prix bas… »

Quentin Morchoisne et Eric Marchand, producteurs de carottes et de navets à Etampes et Chalo-Saint-Mars, espèrent bien voir ce projet se concrétiser. « Ça nous permettrait de nous agrandir et de nous diversifier en amortissant les investissements liés à la production. »

Actuellement, ils travaillent principalement pour la grande et moyenne distribution, des grossistes et des magasins de producteurs en circuits courts, le fait d’avoir le département comme nouveau client pourrait les inciter à embaucher : « Nous avons déjà beaucoup de travail, ça créerait de l’emploi. Et c’est toujours intéressant de produire en local. » cela permettra également de réduire l’empreinte carbone du département.

L’investissement est évalué à 2,2 millions d’euros dont 1,2 million d’euros pour le département et 1 million d’euros pour le futur opérateur de la légumerie.

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