Deux adolescents tués en deux jours dans des rixes en Essonne

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College St Cheron

Des violences entre bandes rivales ont eu lieues à Saint-Chéron et Boussy-Saint-Antoine ces deux derniers jours, coutant la vie à deux adolescents de 14 ans, et blessant gravement un autre de 13 ans.

Ces rixes ont d’abord opposé ce lundi deux bandes rivales aux alentours du collège de Saint-Chéron, Lilibelle, 14 ans, est décédée en après avoir été poignardée en tentant de s’interposer entre les jeunes qui s’affrontaient. D’autres jeunes adolescents auraient été blessés dans cette bagarre, avant que les bandes rivales prennent la fuite.

Six mineurs, âgés de 13 à 16 ans, ont depuis été placés en garde à vue. Trois d’entre eux, âgés de 13 ans, ont été interpellés suite aux signalements des témoins sur leurs tenues vestimentaires et leurs prénoms, trois autres, âgés de 15 à 16 ans, se sont rendus d’eux-mêmes à la police, accompagnés par leurs parents. L’un d’eux, déjà connu pour deux infractions sans lien avec des faits de violence, a avoué avoir donné le coup mortel au cours de sa garde à vue.

Lilibelle, elle, était en classe de troisième au collège de Dourdan. Benjamine d’une famille de quatre enfants, elle était accompagnée par un juge des enfants d’Evry pour un suivi éducatif.

Mardi, entre une trentaine et une cinquantaine de jeunes venus d’Epinay-sous-Sénart et de Quincy-sous-Sénart se sont donné rendez-vous dans l’après-midi pour s’affronter en terrain neutre, dans la commune de Boussy-Saint-Antoine. Certains étaient armés de couteaux, de bâtons et de béquilles, selon une source policière.

Ces violences ont coûté la vie à un garçon de 14 ans, frappé au thorax par une arme blanche, et grièvement blessé à la gorge. Un autre adolescent âgé de 13 ans a dû être opéré, son pronostic vital n’est plus engagé.

Six mineurs ont été interpellés sur les lieux et un septième s’est rendu plus tard, se désignant de lui-même comme l’auteur du coup mortel, selon une source judiciaire.

Selon le parquet d’Evry, les deux affaires ne seraient pas liées, si ce n’est comme illustration de la prégnance de ce type de violences dans le département. « Des affaires d’attroupements de jeunes avec des rivalités de bandes et des armes, c’est hebdomadaire ici », confie une source judiciaire.

A la suite de ces deux décès en moins de 24h, le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est déplacé, dès mardi soir dans le département, pour annoncer le déploiement ponctuel d’une centaine de policiers et gendarmes, dont trente policiers à Boussy-Saint-Antoine et soixante gendarmes à Saint-Chéron, afin de « renforcer la présence de l’Etat dans ce beau département » et d’éviter le risque de représailles.

Une réunion avec les préfets des départements d’Ile-de-France doit également être organisée en fin de semaine, car « c’est bien en Ile-de-France que 90 % des combats entre jeunes existent », a ajouté le ministre de l’intérieur, avant de pointer ce qu’il considère comme responsable de ces violences : « la déscolarisation », « les nouvelles technologies » et « le manque d’autorité parentale ».

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